Errer comme un soldat au milieu des corps mutilés de ses camarades. Dans mes yeux, aucunes flammes. Peu d'ambition, même pas l'ombre d'un but. Ma vie se résume à un marathon effréné. Courir pour mieux se perdre, telle pourrait être ma devise. Pourtant, je ne demande pas grand chose. Simplement vivre avec ceux que j'aime. Laisser mon c½ur à une valse rythmée sur le ton du rire et de la joie. Mais non. Rien. Juste la réalité qui continue a sonner son glas mortuaire. Oui, nous avançons comme des morts. Notre âme est souillée de ce monde trop compliqué. Il faut toujours se battre. Toujours avoir la volonté de continuer. Mais, celle-ci n'est pas toujours présente. Elle s'estompe peu à peu, notre chemin se fini par un gouffre. Une ruine a remplacé le pont que l'on s'imaginait. Peu à peu je m'approche de cette ruine espérant que ce n'est qu'une illusion, que je trouverai la force de m'éveiller. J'essaye d'avancer, de me raccrocher à ces petits plaisirs que notre existence cache. Pourtant, plus les années passent, plus la vie se fait cruelle. Je regrette tant mon enfance, ces vies données aux poupées, ces rêves d'une vie sans embûches, ces questions qui m'étaient encore inconnues. Mes larmes étaient réservées aux petites crises sans grande importance. Mes sourires n'étaient pas rares et berçaient le c½ur déjà meurtri de mes parents. Mes yeux n'étaient emplis que d'étoiles. Alors que maintenant... Les larmes sont synonymes d'un réelle souffrance, mes sourires se font plus rares. Un jour dans un commentaire composé, j'ai mis que la vie est une scène géante où l'on ne fait que de jouer un rôle imposé. Plus le temps passe et plus cette phrase prend de l'ampleur. J'espère que ça ne reste qu'une période. Car une existence ne peut se construire sur un tel dégoût.
Texte un peu triste, mais j'aime écrire c'est tout :D
